25/7/16 – Passation de commandement du S.N.A. Rubis.

Passation de commandement du sous-marin nucléaire d’attaque RUBIS.

Remise de la fourragère de Compagnon de la Libération et de la Croix de Guerre par Michel Bouchi-Lamontagne, délégué de la Fondation de la France Libre au souvenir des marins (FNFL), en présence de Gérard Chédeville, délégué des Hauts-de-Seine pour la Fondation et de Gérard Paul, porte-drapeau des FNFL et membre fondateur de l’Association du Souvenir des Français Libres du 92.

Faisant suite aux discours de remerciements du Capitaine de Frégate – commandant quittant, puis du Capitaine de Vaisseau reprenant le commandement, les fourragères de Compagnon de la libération et de la Croix de Guerre ont étés décernées au nouvel équipage.

A la fin de la cérémonie – et comme le veut la tradition, le commandant quittant a pris place dans un canot armé par les commandants de sous-marins, Jolly Rogers du Rubis flottant au vent.


Le Jolly Rogers du Rubis

 

   

Le SNA mouilleur de mines Rubis – qui participa aux combats des Forces Navales Françaises Libres (FNFL) de 1940 à 1945, est l’un des quatre navires français (dont trois sous-marins) à flotter pavillon noir. Explications…

Ce pavillon, anciennement celui des pirates du XVIIe siècle, est devenu une tradition des sous-mariniers britanniques depuis 1914 lorsque le HMS E9 le hissa à son retour de mission pour signifier sa victoire. L’attribution du Jolly Rogers, abandonnée après 1918,  repris durant la seconde guerre mondiale où il fut décerné à des bâtiments s’étant distingués par des faits d’une bravoure exemplaire.

C’est en raison de ses nombreux succès dans la flotte britannique au sein de la 9e flottille basée à Dundee en écosse, que la Royal Navy accorda officiellement son Jolly Rogers au sous-marin français Rubis en 1942.


Les éléments :

  • Bandes blanches : 11 navires de commerce coulés
  • Bandes rouges : 9 navires de guerre coulés
  • Bandes blanches traversés d’une torpille rouge : 3 navires coulés à la torpille.
  • 22 mines blanches pour les différentes missions de mouillage.
  • La dague évoque une mission de débarquement d’un agent de renseignement.
  • Les décorations : Compagnon de la Libération et Croix de Guerre.

La Croix de la libération a été décernée au Rubis par le Général De Gaulle avec la citation suivante :

« Bâtiment qui n’a pas cessé une seule heure de servir la France dans la guerre depuis le début des hostilités et dont l’Etat-major et l’équipage ont fait preuve des plus belles qualités guerrières en accomplissant de nombreuses et périlleuses missions dans les eaux ennemies. A infligé aux transports maritimes allemands des pertes sévères. Très sérieusement endommagé au cours d’une attaque, a réussi à regagner sa base au prix d’efforts inouïs du personnel en traversant un champ de mines très dangereux ».


L’Amiral Max Horton, commandant des forces sous-marines Britannique, adressa au Rubis le message de remerciement suivant :

« Au moment de votre départ du Royaume-Uni, je vous adresse à vous et à votre vaillant équipage ma très grande appréciation pour votre magnifique contribution à notre effort commun dans la lutte sous-marine. Bien que le résultat complet de vos activités ne doive sans doute jamais être connu, l’arme sous-marine Britannique est parfaitement consciente de la façon audacieuse et efficace avec laquelle vous les aurez exercés. Bonne chance à vous tous. »


L’Amiral Henry Moore, commandant en chef de la Home Fleet félicita le Rubis par ces mots :

« Au terme du service du sous-marin Français Rubis, sous le contrôle opérationnel Britannique, je voudrais exprimer l’admiration de la Home Fleet pour le travail précieux qu’il a fourni pendant la longue période de la guerre. Beaucoup de travail et un remarquable sens de l’effort devant les difficultés matérielles et tactiques qui lui ont acquis une grande renommée. Sous la direction de deux commandants extrêmement capables, le résultat de ses nombreuses patrouilles est impressionnant. Je souhaite à Rubis et à son équipage, où qu’ils puissent être, tout le succès possible. « 


Pierre-Alain Clostermann, secrétaire général FL92